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Photo Cyberpresse |
Lever à 5 h 30 du matin (c'est chum qui râlait comme un voleur) pour prendre le bus de Montréal à 7 h puis le métro jusqu'à la station Namur.

Arrivés là à 7 h 40, une file d'exactement 221 personnes attendait, depuis la veille pour certains, pour être sûrs de faire partie de la "fan tail" (la queue des fans) et avoir un accès privilégié au site.
Candides, comme à notre habitude, nous découvrions ce nouveau monde jusqu'au moment où on nous a tatoué nos numéros personnels (222 et 223) sur la main. Ça y était, nous étions intronisés.
À 9 h 30, les barrières ouvrent les unes après les autres, permettant à la Fan Tail d'avancer tranquillement jusqu'à leur prochain campement, dernier arrêt avant les points d'entrée officiels du site. Là, encore des rangées en zig et en zag où nous allions rester, parqués jusqu'à 16 h.
Nous avions des commodités à notre disposition, mais c'est tout. Il a fallu s'organiser pour passer le temps. Lire, jouer aux cartes, écouter du

À 16 h, on nous prévient que les portes vont s'ouvrir, qu'il nous faut laisser là nos parasols, fauteuils, matelas gonflables, et autres abris.( Ca tombe bien, on n'en avait pas). Les agents de sécurité les ramasseront et les déposeront dans une consigne sans gardien. Aux propriétaires de revenir à la fin du concert pour voir s'ils sont toujours là. (souvent, ils y étaient)
16 h: On avance prestement aux portes de contrôles des sacs et des billets, on vide son sac, on montre une énième fois son billet, puis, à ce moment-là, de toute son âme de fan, il faut courir, courir, courir pour trouver THE place, celle que tout le monde veut avoir. Un de nos jeunes voisins, qui est déjà venu la veille, nous a indiqué où aller. Ne pas se rendre directement devant la scène, la contourner par la gauche, entrer dans l'enceinte sous The Claw, puis se diriger vers la passerelle, mais un peu vers la gauche de la scène parce que c'est là que se positionne toujours The Edge.
Pendant ce temps, Guy, le petit malin, demandait Karine en mariage devant une foule enthousiaste qui scandait "Oui ! Oui! Oui! " (on ne saura jamais la réponse de Karine, en fait).
On a suivi les instructions à la lettre, et on a eu effectivement une des meilleures places de l'espace. Calés contre la paroi qui nous séparait de la passerelle (derrière nous),
C'est là qu'on était |
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Out Of Control a déclenché l'ambiance, pendant laquelle le monde au parterre tapaient des mains à l'unisson. C'était franchement impressionnant. Les fans ont chanté avec Bono et The Edge la toujours belle New Year's Day, m. Stuck In a Moment You Can't Get Out Of en version acoustique, dédiée au regretté Michael Hutchence, du groupe INXS. All I Want Is You et Ultraviolet.
Bono a expliqué au public que le spectacle étant diffusé en direct sur le site web du groupe,il lui fallait parler plus souvent en anglais. Ce qui ne l'a surtout pas empêché de dire au public, en français, des choses comme «c'est votre tour de vous laisser parler d'amour» ou, au moment des adieux, «vous êtes incroyables, vive la différence, vive Québec!»
Oui, Bono sait flatter ses fans dans le bon sens. Ses amis The Edge, Clayton et Mullen qu'il avait présentés la veille comme la famille royale irlandaise étaient devenus, Montréal et le Cirque du Soleil obligent, des artistes de cirque, Bono se réservant le rôle de clown. Et Bono a voulu faire un coup de chapeau discret au poète montréalais Leonard Cohen, que U2 vénère, en entonnant quelques mots de sa chanson Hallelujah avec la foule avant Where the Streets Have No Name.
Parfois, le hasard fait tellement bien les choses que si U2 les avait mises en scène, il n'aurait probablement pas fait autrement. Je pense à ce monsieur barbu coiffé d'un turban qui est monté avec Bono sur la passerelle pour scander vigoureusement «let me in the sound» pendant Get On Your Boots.
Et à ce petit Michaël qui a eu lui aussi son moment de gloire quand Bono l'a pris dans ses bras et l'a transporté dans ce décor de science-fiction pendant Elevation. C'était le moment Rencontres du troisième type.
Autre constat. Il arrive parfois que des chansons de U2, de Bad à Walk On, prennent une autre dimension en spectacle et accèdent au rang de classiques.
La tournée 360° aura fait la preuve qu'aucune chanson du dernier album No Line On the Horizon n'est de ce calibre, en tout cas pas les trois retenues pour ces deux concerts (Get On Your Boots, I'll Go Crazy If I Don't Go Crazy Tonight et Moment of Surrender) qui ne produiront jamais l'électrochoc de leurs consoeurs du XXIe siècle Beautiful Day et Vertigo.
Après les ajustements des premières chansons, la sono était quasi parfaite. Le stade, à la hauteur des attentes, a enchanté Bono et sa bande, tout comme les 160 000 spectateurs invités. Bref, on s'est senti vivre un moment exceptionnel, au bon endroit. Le concert du siècle, comme l'ont retranscrit toutes les radios.
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Maintenant, va falloir atterrir...... C'est dur !!!!
10 minutes après la fin du show (la belle amie sans qui tout cela ne nous serait jamais arrivé) Allez, bisou les gens !!! |