Le couple heureux qui se reconnaît dans l'amour défie l'univers et le temps; il se suffit, il réalise l'absolu...
Simone de Beauvoir

dimanche 28 juin 2009

Maudits Français !!!!!

Oh ! Faut que je vous raconte ça, après cette chanson de Lynda Lemay que j'adore :


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Y parlent avec des mots précis
Puis y prononcent toutes leurs syllabes
À tout bout d'champ y s'donnent des bis
Y passent leurs grandes journées à table

Y ont des menus qu'on comprend pas
Y boivent du vin comme si c'tait d'l'eau
Y mangent du pain pis du foie gras
En trouvant l'moyen d'pas être gros

Y font des manifs aux quart d'heures
À tous les mautadits coins d'rue
Tous les taxis ont des chauffeurs
Qui roulent en fous, qui collent au cul

Et quand y parlent de venir chez nous
C'est pour l'hiver ou les Indiens
Les longues promenades en skidoo
Ou encore en traineau à chien

Ils ont des tasses minuscules
Et des immenses cendriers
Y font du vrai café d'adulte
Ils avalent ça en deux gorgées
On trouve leurs gros bergers allemands
Et leurs p'tits caniches chéris
Sur les planchers des restaurants
des épiceries, des pharmacies

Y disent qu'y dinent quand y soupent
Et y est deux heures quand y déjeunent
Au p'tit matin ça sent l'yaourt
Y connaissent pas les oeufs-bacon

En fin d'soirée c'est plus choucroute
Magrets d'canard ou escargots
Tout s'déroule bien jusqu'à c'qu'on goûte
À leur putain de tête de veau

Un bout d'paupière, un bout d'gencive
Un bout d'oreille, un bout d'museau
Pour des papilles gustatives
De Québécois, c'est un peu trop
Puis y nous prennent pour un martien
Quand on commande un verre de lait
Ou quand on d'mande «la salle de bain
C'est à quelle place s'il vous plait?»

Et quand ils arrivent chez nous
Y s'prennent une tuque et un Kanuk
Se mettent à chercher des igloos
Finissent dans une cabane à sucre

Y tombent en amour sur le coup
Avec nos forêts et nos lacs
Et y s'mettent à parler comme nous
Apprennent à dire "Tabarnak"
Et bien saoûlés au Caribou
À la Molson et au gros Gin
Y s'extasient sur nos ragoûts
De pieds d'cochon et nos plats d'bines
Vu qu'on n'a pas d'fromages qui puent
Y s'accomodent d'un vieux Cheddar
Et y se plaignent pas trop non plus
De notre petit café bâtard

Quand leur séjour tire à sa fin
Ils ont compris qu'ils n'ont plus l'droit
De nous appeler les Canadiens
Alors que l'on est Québécois

Y disent au revoir les yeux tout trempes
L'sirop d'érable plein les bagages
On réalise qu'on leur ressemble
On leur souhaite bon voyage

On est rendu qu'on donne des becs
Comme si on l'avait toujours fait
Y a comme un trou dans le Québec
Quand partent les Maudits Français

Maudits Français, donc, car on est indécrottables! Rebelles on est, rebelles on restera.
Imaginez vous qu'à la suite de la visite libre du 10 juin dernier, la chère Heidi a oublié le petit pannonceau l'annonçant (comme elle a oublié pas mal de choses d'ailleurs).



Et comme on n'est pas méchants, on voulait pas qu'elle se fasse gronder, on n'a rien dit à Claire (gniark gniark gniark) , et comme on est des vendeurs "agressifs" , on a décidé que ce serait tous les dimanches visite libre de 14 h à 16 h. Une visite libre, c'est quand vous laissez votre maison briquée comme un sou neuf aux mains de l'agent immobilier et que, pendant 2 heures n'importe qui peut s'arrêter, taper à la porte et visiter librement. Bien sûr, on n'avait guère de chances puisque ce n'était annoncé ni sur le site, ni dans les journaux, ni au coin de la rue par des petits panneaux directionnels. Ben crois-le crois-le pas, on a eu 2 visites. Et c'est nous qu'on a fait faire le tour des propriétaires, lol. Et comme on n'avait pas de carte de visite, on a donné à nos visiteurs des feuilles du petit carnet publicitaire pour marquer la liste des courses, que distribuent les agents immobiliers dans les boites à lettres.


Euh, on n'a pas la réputation d'être rebelles, râleurs ET DÉBROUILLARDS ?

Allez, bisou les gens !!!

mardi 23 juin 2009

Je savais bien que j'avais raison !!


Le monde appartient-il vraiment à ceux qui se lèvent tôt? Pas si sûr...
D'après une étude publiée dans le journal Science, les grasses matinées permettraient d'être plus productif que les réveils aux aurores, à temps de sommeil égal.
Pour parvenir à cette conclusion, l'équipe de Christina Schmidt, de l'Université de Liège en Belgique, a mesuré par résonnance magnétique l'activité cérébrale de deux groupes, l'un se couchant et se levant naturellement tôt et l'autre plus tardivement. Le but: évaluer la résistance à la fatigue en mesurant leur performance lors d'une tâche d'attention visuelle.
Et les résultats sont sans appel. Une heure et demie après leur réveil, les lève-tôt et les lève-tard sont aussi efficaces les uns que les autres. Mais lorsque les mesures sont faites plus de dix heures après le lever (c'est à dire à 16 h pour les uns, et à 20 h pour les autres). les personnes qui se couchent et se lèvent spontanément tard sont beaucoup plus vigilantes que celles du «matin».
En fait, deux processus régulent notre besoin de sommeil. L'horloge circadienne , qui synchronise notre sommeil avec le rythme jour/nuit, et le processus homéostatique, qui «mesure» le temps que l'on passe en état de veille. Les résultats obtenus par l'équipe belge révèle que les personnes «du matin» sont plus sensibles à la pression homéostatique et accumulent plus vite la pression de sommeil que les «oiseaux de nuit»...
Seul problème: se coucher à 3 h du matin et se lever à 11 est souvent un obstacle dans la vie professionnelle. Quoiqu'il en soit, la prochaine fois que vous arriverez en retard au travail, vous aurez enfin de bons arguments.
C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Cyberpresse aujourd'hui ... Sur ce, il est 1 heure du mat et je vais me coucher

Bisou les gens !!!

vendredi 19 juin 2009

Fais le mort, Baillie !!!


Week-end tranquilou.

Ce sera un week-end studieux. Pourquoi? Aaaaaahhhhh !!!! Vous en saurez plus dans quelques jours.





Samedi soir, pour me reposer, une sortie entre filles avec ma Duchesse des Neiges pour aller voir un spectacle de danse sur Montréal.

Dimanche on va "peinturer" le deck (enfin!) en couleur "Shiatsu" (shi! shi!)



Et l'occasion faisant le larron, puisque notre chère Heidi a oublié d'enlever le pannonceau de visite libre, on va se tenir prêt, avec le café et les petits gâteaux (vous saviez pas, vous, qu'il fallait faire cuire un bon gâteau pour vendre sa maison? L'odeur attire les acheteurs comme des mouches) et on fera nous même les honneurs de la maison.




En attendant, fait le mort Baillie!!!
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Bisou les gens !!!

mardi 16 juin 2009

Promue !!!!!



Ça y est! Deux ans après avoir mis les pieds dans cette organisation grâce à une excellente agence de placement, deux ans après avoir fourni de loyaux services (à défaut de bons, lol), je suis enfin fonctionnaire permanente dans l'équivalent de la DASS française. C'est nous qui gérons la grippe AH1N1 ( va y avoir du travail!), les accès de rage du raton-laveur, les algues bleu-vert, l'herbe à poux, etc...






Ça, c'est pour le travail. Sinon, entre midi et deux, le mardi je fais du



le mercredi du


le jeudi du
On a aussi une


et un





Où on peut faire du




Et aussi du




Alors? Vous voulez pas émigrer???


Bisou les gens !!!

dimanche 14 juin 2009

Encore raté !!!!

Une paire de folles! Je vous dis, c'est une paire de folles sur lesquelles nous sommes tombés! Même Claire a jeté l'éponge. Pas mal d'entre vous sont déjà au courant par l'intermédiaire de Facebouc. Donc je vous raconte:
La visite de l'inspecteur s'est révélée très positive, tout va bien pour une maison de cet âge, rien de majeur à faire. Comme son mandat l'exige, il a noté qu'il fallait mieux refaire les joints de certaines fenêtres, mettre un ressort dans la porte du garage communiquant avec la maison pour qu'elle se ferme toute seule, repeindre l'intérieur des cadres de fenêtres pour nourrir le bois, bref une petite liste que de bêtises à améliorer. Et madame a décidé qu'il y avait trop de travaux et qu'elle se retirait de la vente. Nous aurions pu légalement l'obliger à acheter puisque qu'elle nous avait transmis le rapport de l'inspecteur qui validait le bon état de la maison. Mais comme a dit Claire, elle risque de ne pas se présenter au notaire le 17 juillet. On fait quoi là, alors qu'on a une promesse d'achat pour l'autre maison qui tombe le 1er août?

Donc, d'un commun accord avec notre agente, on a décidé de virer ces deux pauvres choses.

Chum, un peu râleur mais très positif a profité de la semaine pour réparer TOUT ce qu'il y avait à réparer et à faire toutes les étanchéités. Et aujourd'hui, c'était visite libre.




Nous avons mis des belles fleurs à l'entrée,




Nous avons donc laissé les clés à Heidi

et sommes partis visiter les fleurs et décorations Véronneau.
À notre retour, bilan d'Heidi : 6 visites en 2 heures, sachant qu'une vraie visite prend à peu près 30 minutes (YEEEEEEEEESSSSS!!!!!). Les commentaires :-( : la cour n'est pas assez intime; on voit les voisins se baigner dans leur piscine. Ben comment tu veux faire, banane, vu que la porte de la terrasse est à 2 mètres au dessus du sol (surélevée à cause du sous-sol qui a des fenêtres), faut bien avoir un deck, et comme tous les voisins ont une porte de terrasse à 2 mètres et un deck........ On est tous à la même hauteur, CQFD. Et aussi: « j'ai de jeunes enfants, les escaliers, c'est pas sécuritaire» . Re-banane, on le voyait sur les photos de l'agence qu'il y a des escaliers, et puis les barrières amovibles, c'est pas fait pour les chiens! (enfin si, aussi!)
Bref, pour ceux et celles qui connaissent chum, vous imaginez sa réaction!
Bref, nous avons encore 1 mois et demi pour vendre cette (f.....) belle maison. Nous avons fini ce soir de décaper le deck au karcher et à partir de demain, chum commence la teinture.



OPAQUE ET C'EST NOUS QU'ON A CHOISI LA COULEUR! NOMAIS!!!



À part de t'ça, merci pour tous vos commentaires qui m'ont fait chaud au coeur. On ne le fait pas paraître, car vous viendriez plus me voir si je chouinais tout au long de ce blog, (hein?), mais c'est vrai que quelquefois, on a du mal à s'endormir le soir et qu'on en a bien besoin (de votre amitié).

Des nouvelles de monsieur Cherrybee (chum)? Malheureusement, c'est vrai qu'ici, comme en France je suppose, la crise frappe dur. Il a du mal à trouver quelque chose à hauteur de ses capacités. Alors comme on s'en sort relativement bien avec mon salaire et son chômage, sans faire de folies, il a décidé de faire un stage très intensif (lundi-vendredi, 7 h 30- 22 h 30) pour présenter son PMP (certification de project management professional - chef de projet ). Le stage fut dur mais très intéressant, maintenant il est inscrit et il attend qu'une date d'examen lui soit attribuée. En attendant, le centre de formation le soutient et le reçoit autant qu'il veut pour aller passer des examens blancs en leurs locaux. Soit dit en passant, on a été délesté encore de 4000 $, mais bon, ce sera déductible des impôts, et ce diplôme est le sésame absolu pour trouver une job de chef de projet, même si ça fait des années qu'on fait ça.

C'est génial le Québec, mais faudrait pas croire comme on a tendance à le faire en France que c'est la Terre Promise. Il y a du travail, c'est vrai, mais les jobs les plus intéressantes sont accordés aux diplômés. Et Barack a dit que ça allait reprendre en septembre. On y croit, Barack, on y croit!!!

Bisou les gens !!!

vendredi 12 juin 2009

J'étais, je faisais, je ressentais

En réponse au post de Mandy , je reprends moi aussi ce voyage dans le passé jalonné de dates que nous connaissons tous.

9 novembre 1989 : La chute du mur de Berlin

La vie….. Tout simplement…. Avec ses hauts et ses bas. Cette année a été comme quelques autres une année charnière, un grand tournant dans ma vie. Après des années de galère et de tentatives pour créer cette FAMILLE comme je la souhaitais, après 5 grossesses qui se sont plus ou moins terminées en tragédies, après être restée couchée 7 mois, immobile pour l’avoir, enfin, il est là dans mes bras, mon petit bout d’homme de 4 mois, tranquille le jour, excité la nuit, avec son regard perçant et sérieux qui observe tout et tout le monde. J’essaie de gérer au mieux les crises d’adolescence, je profite de ma maison à la campagne toute neuve, je crois être arrivée au port.
À la télé le mur s’écroule, je me mets à rêver d’un monde de liberté et de tolérance pour mes enfants…
Je ne sais pas que je suis porteuse d’une maladie chronique et mortelle depuis 8 ans…


31 août 1997 : La mort de Lady Di

Pour clôturer un été trop court, nous avons l’habitude, pour ce dernier week-end d’août, souvent très beau, de louer en famille un mobilhome au camping de Castellane, dans le Verdon. Paysages grandioses, magnifiques, on fait de longues randonnées et on ne manque surtout pas notre pèlerinage-fou-rire à la secte du Mandarom. À cette époque, la statue du gourou fou domine toujours la vallée. Il y a tous les frères et sœurs réunis, et bien sûr, tous leurs (nos) enfants, cousins, cousines ravis de se retrouver lors de ces 2 journées magiques.
Sauf que moi, famille ou pas famille, le dimanche matin, je dors. Je suis seule à me réveiller tranquillement, ils sont tous dehors autour du petit déjeuner. J’ai apporté mon radio-éveil, je somnole, j’entends « princesse, tunnel, accident, grièvement, journalistes, LADY DI». Je bondis. Quoi, elle ? Pourquoi elle ? La première idée qui me vient à l’esprit est complètement idiote : «Pourquoi elle part avant moi, elle est plus jeune que moi !».
J’écoute encore, je me lève…. et je vais annoncer la nouvelle à la famille incrédule. Ce soir, on sera tous rassemblés devant le poste de télévision du camping.
Depuis 5 ans maintenant, je sais que je suis porteuse d’une maladie chronique, mortelle et transmissible par le sang. Terrorisée, j’ai obligé tout mon entourage à faire le test, et aussi et surtout mon fils. J’ai appris que personne n’est contaminé. Moindre mal. Pourvu que j’arrive à mener mon petit dernier à l’âge adulte…

11 juillet 1998 : La finale de la Coupe du Monde de Foot

C’est l’été. Mes filles ont quitté le nid familial. On prépare une très grande fête pour les 20 ans de ma ballerine et les 40 de son tonton. On n’a rien prévu pour les vacances. Je ne sais pas pourquoi, le budget est difficile à boucler. Je suis l’assistante-secrétaire de mon mari, je sais que les affaires tournent bien, mais d’après lui les rentrées sont modestes. Je me pose des questions…
Je n’aime pas le foot. Enfin, disons que je n’en suis pas folle, je ne déteste pas non plus, ça m’est complètement indifférent.
Nos voisins sont seuls aussi et nous proposent de nous réunir pour assister à la grande rencontre. Aussitôt dit, aussitôt fait. On prépare un petit repas, sur le pouce mais délicieux qu’on mangera assis par terre autour de la table de salon, devant la télé. Et on s’excitera, et on criera, et on applaudira, et moi avec…
Ma maladie est qualifiée de « chronique peu évolutive» à surveiller par des examens réguliers. Elle me laisse tranquille. That’s all.

31 décembre 1999 : l'arrivée du 21e siècle

Quelque chose ne tourne pas rond dans mon couple, mais je n’arrive pas à savoir quoi. Pour réagir, le 31 décembre 1998, j’ai décidé d’inviter plein d’amis à une grande fête. Nous serons 70 adultes et 15 enfants à passer le cap du réveillon dans notre maison. Au bout de la nuit, sur les rotules, mais mission accomplie, je décide que JAMAIS PLUS.
Mais comme tout le monde, enchanté, veut recommencer, je me propose pour organiser un prochain réveillon en groupe au Club Med. Pour l’An 2000, ce sera Djerba, en Tunisie ; nous sommes 17 à partir et ce séjour sera féérique.
Avec mon mari, pris par nos activités sportives, nous nous croisons le soir dans la chambre. Il m’a accordé 4 jours de congés avant le départ pour préparer le voyage, et… il a eu une réunion très importante qui a fini tard le soir juste avant de partir. C’est bizarre…
Mes résultats d’analyses sont perturbés…

11 septembre 2001 : l'attentat au World Trade Center à New York

Il est environ 15h. J’ai fini ma journée de travail. J’écoute la radio sur le chemin de retour. Un flash spécial annonce qu’un accident a eu lieu sur une des tours du World Trade Center. Un avion a heurté la tour. Je trouve ca bizarre. À notre époque de technologie avancée, qu’un pilote d’avion en difficulté n’ait pas eu le réflexe d’éloigner son avion d’une grande ville surpeuplée. J’arrive à la maison. Je me branche sur CNN. Et là, là, j’assiste en direct au désastre, le deuxième avion, qui traverse la deuxième tour. Cette fois-ci, c’est trop flagrant. Ce n’est plus un accident. En même temps que moi, des millions de gens dans le monde réalisent qu’un drame vient de se nouer. Je prends le téléphone pour raconter tout ce que j’ai vu à mon patron-mari et je passerai la soirée à regarder en boucle des images de mort et de désolation.
Et à réaliser que mes petits, où qu’ils soient dans le monde, ne seront plus jamais tranquilles…
Je ne peux plus manger correctement…

1er janvier 2002 : l'Euro débarque

Comme Mandy, je suis bilingue. Je vais passer mon temps, malgré moi (et je le fais toujours) à multiplier par 7 et à décider que ça fait «un petit peu moins que le résultat trouvé». ¸
Ça, c’est pour constater que non, les prix de la viande, du poisson et des légumes n’est pas identique en euros et en francs, que oui, ça a pris 10 % au passage, que non, une pièce jaune en francs abandonnée sur un comptoir n’est pas équivalente à une pièce jaune en euros.
Ce qui est marrant, c’est que les maisons et les voitures se négocient toujours en francs. On se rend mieux compte, lol.
Comment on a passé le cap ? Très simple. On est parti au Club Med à Marrakech avec des francs, on a changé contre des dirhams et on est revenus avec des euros. Mais dans quelles circonstances ! Le loup est sorti du sac. Une trahison. J’essaie de pardonner. Une deuxième, d’un autre ordre. Je ne peux plus. Je propose la séparation. Acceptée avec une belle désinvolture. Sauf que les vacances au club sont réservées. On devait partir avec Beaufrère et Bellesœur. Et si on part pas, ils ne partiront pas non plus ; on les prive de ces vacances tant attendues. Donc on part en famille. C’est bien la famille, j’ai passé une super semaine avec ma belle-sœur…

26 décembre 2004 : le tsunami en Asie

Le tsunami dans ma vie.
Il s’en est passé des choses en 3 ans. Après une courte période de dépression, j’ai décidé de réagir. La vie est courte, je suis malade, il faut que je vive, que je survive. Je décide d’aller sur internet pour me reconstituer un réseau d’ami (e) s. Au bout de quelques temps, je le rencontre virtuellement, LUI. Il est sympa, il est rigolo, on échange des recettes de cuisine, des critiques de film, on blague, il me fait découvrir les tartes au bleuet. Eh non ! Pas les fleurs. Il a une grande qualité, il habite à 6000 km de chez moi. Tout va bien. Sauf que….
Au bout de quelques mois, il m’apprend qu’il est muté en France, à 20 km de chez moi… On continuera à placoter sur internet pendant 8 mois avant de se rencontrer. Le jour de la rencontre, coup de foudre mutuel. Je le trouve beau, il me fait toujours autant rire, j’aime ses yeux verts, ses deux mètres moins 6… Notre histoire commence.
Ma maladie flambe. Mon hépatologue me dit que si je ne commence pas le nouveau traitement qui vient d’être trouvé, je finirai à plus ou moins long terme avec une cirrhose ou un cancer du foie, moi qui n’ai jamais bu plus d’un verre de porto par semaine. D’après lui, j’ai 80% de chances de guérison.
À Noël 2004, je suis sous Interféron, je me fais une piqure dans le ventre toutes les semaines, je ne mange plus, je perds mes cheveux, ma peau devient sèche, je fais infection sur infection. Le tsunami en Asie ? Je le regarde d’un œil vide à la télé. J’aimerais bien pouvoir les plaindre, je sais, c’est moche… Mais je suis trop fatiguée…

2 avril 2005 : la mort de Jean Paul II

Je ne trouve plus de travail en France. Il veut repartir au Québec. Là-bas, me dit-il, on a besoin de bras et de gens courageux. De n’importe quel âge. Là-bas, est un pays neuf, un melting pot de cultures. On décide de se marier. Mon traitement est dur à supporter. Il me dit qu’on va faire une superbe fête avec tous nos amis, qu’il va m’offrir une robe de princesse, rouge comme le bonheur.
Jean-Paul II meurt. Ca me touche énormément. J’ai l’impression que le monde a perdu un homme de l’envergure de Gandhi ou du Dalaï Lama.
En avril 2005, le virus est devenu indétectable dans mon sang. J’ai encore 3 mois de traitement à subir. Le soir, j’arrive à trouver la force de préparer le mariage.

Je rajoute une date :14 février 2007 : Je vis au Québec

Ca y est, on l’a fait. On vit au Québec, on travaille au Québec. Tout s’est passé comme Il me l’avait dit. Et même mieux. J’aime le Québec.
Je n’arrête pas de penser à mon fils. Il n’a pas voulu me suivre dans ma nouvelle vie. C’est bizarre… Je sens, je sais qu’il va revenir auprès de moi…

Je suis guérie définitivement de ma maladie chronique…



Je suis arrivée au port, je recommence à vivre…


samedi 6 juin 2009

Bonne fête Maman! Et à toutes les mamans de France...


Aujourd'hui, jour très spécial. Je pense beaucoup à ma maman, qui, Dieu merci, est bien entourée. Quand on est émigré, c'est la seule difficulté qu'on a du mal à surmonter: l'éloignement de sa famille. On a réussi son émigration quand on arrive à vivre avec. J'arrive à vivre avec, car tout va bien, santé, prospérité des deux côtés de l'Atlantique. Mais comment vivre cela quand un évènement survient? Maladie, chômage, et même naissances :-).
J'ai la chance de pouvoir revenir en France pour la naissance de bébou; je ne serai peut-être pas là pour le baptême, s'ils l'organisent trop tôt par rapport à nos réserves financières. J'aurai la chance de voir fifille numéro 2, papa, maman, frères, soeur, neveux et nièces... Oui, je suis chanceuse et pour le moment, je vis très bien avec ça.

Alors, maman, même si tu ne viens pas sur mon blog, parce que, je te cite " c'est une technologie trop compliquée pour moi et ça me gonfle", je te souhaite une très très belle fête, en te disant qu'on se rattrapera pour ton anniversaire, et j'espère que dans la gang, il y aura quand même une âme charitable pour te "brancher" et te montrer çà.



Bonne fête Maman

Je t'aime

vendredi 5 juin 2009

J'aime pas les Vancouverois!

Ou alors, j'aime pas les Portugais....






Je sais pas, mais alors, les négos pour la vente de la maison sont très difficiles et très ardues.
Elle est portugaise et Vancouveroise. Son agente est Canadienne du grand Ouest et Iranienne.
Elle a négocié le prix à l'arraché, elle veut qu'on lui reteigne le deck en naturel, elle veut la maison finie et livrée pour le 12 juillet (alors qu'on avait signé pour le 19), et qu'on lui fasse cadeau du spa en plus!
Demain, visite d'inspection à 8h30. L'inspecteur sera là, pas elle. Madame viendra peut-être vers 9 h. Et si elle daigne accepter une maison de 1992 avec ses défauts et ses qualités, dans 4 jours, on saura enfin si la vente est réalisée.
Ensuite, cartons, déménagement provisoire le 19 juillet dans une petite maison neuve que le vendeur de la nouvelle maison nous prête en attendant qu'il s'en construise une autre et qu'on puisse prendre possession de la notre vers le 19 septembre. (Hey, je reviens de France le 10!)
Vous comprendrez que je risque de me faire un peu plus rare avec tout ce chambardement!
Vous me lâchez pas, hein?

Bisou les gens !!!